LO COR DE LA PLANA & EL MAYA EL ASSïLA

France – Algérie

EL MAYA

Cette création est la poursuite d'une collaboration musicale de près de sept ans (de 1999 à 2006) entre des membres des deux formations.

D'un côté El Maya El Assïla, de la ville de Béni Abbès (sud ouest de l'Algérie), au confluent des aires culturelles sahariennes de la Saoura, du Gourara, et du Touat. On reconnaît dans leur musique des éléments communs à nombre d'artistes de ces régions, un mélange entre les styles des grandes cités commerçantes ou industrielles (Béchar, Timimoun et Adrar) et ceux des nomades Targuis ou Cha'amba. Les musiques du groupe puisent dans un répertoire populaire d'inspiration religieuse, et invitent l'auditeur à une participation immédiate, spirituelle ou charnelle, que la forme «confraternelle» de l'exécution renforce avec bonheur. Les percussions et les voix deviennent dans les concerts les vecteurs musicaux d'un paroxysme collectif, expressif et direct, où l'improvisation n'est jamais exclue, tant qu'elle contribue à célébrer le lien cosmique qui unit ces habitants du désert à leur foi.

Lo Còr de la Plana invente depuis dix ans une musique primordiale, minimale, qui prend la voix et les percussions comme supports essentiels de sa création.

Ce choeur de six chanteurs-percussionnistes sert et brandit la culture occitane, non comme un marqueur identitaire, mais comme une culture de l' élan, que ses musiciens ont conquise pour mieux la faire jouer et résonner au contact de ses soeurs méditerranéennes. C'est peut-être cette facilité à incorporer et faire siens des éléments apparemment, qui a permis au groupe de jouer et de faire partager sa musique sur les cinq continents. C'est aussi une énergie et une complémentarité infaillibles entre tout ce qui bat, pieds, mains et percussions, et tout ce qui souffle, corps et voix, mais aussi, comme le nom du groupel'indique en Occitan, le coeur.
En visitant ces univers peu communs, religieux ou profanes, les deux groupes ont mis au jour des liens entre les moyens musicaux et les énergies qu'ils explorent, chacun de leur côté, en s'ancrant dans les répertoires traditionnels de leurs régions respectives. Ces parentés avaient indiscutablement trouvé un premier lieu d'épanouissement lors de la création «Gacha Empega - El Hillal», mais n'avaient pas encore exprimé toute l'étendue de leurs possibilités poétiques et musicales.
La nouvelle rencontre reprend le travail là où il en était resté. Elle tente d'élucider, dans le couple percussions/voix si emblématique des spiritualités méditerranéennes, ce qui permet une expression musicale collective aussi pleine : tous les sentiments viennent s’y donner
libre cours, en recomposant parfois le flux des passions qui nous hantent ou nous déchirent, et en laissant aussi aux rythmes la liberté d'aborder ce qui peut réconcilier des formes musicales aussi étrangères.

Co-Production:
Cie Lamparo
Nuits Métis
Cité de la Musique Marseille